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samedi 6 mai 2017

Le vin dans l'eau...

J’ai le gout d’écrire; le gout de fuir, comme l’eau qui s’échappe de la neige au printemps. Après une absence prolongée, les remords viennent m’arracher une explication. Je le fais pour moi, pour colorer l’espace-mots d’impression et de contexte. Mais si cela te plait, lecteur égaré, fidèle ou curieux, et bien tant mieux…

Le hiatus se rompt comme l’inspiration profonde à la suite d’une presque-noyade. Je sors la tête de l’eau un instant. Ce réflexe n’est pourtant pas garant de regain vers une quelconque stabilité pérenne. Je dévale encore les remous de l’espace-temps. La mouvance est ma constance…

Et puis le vin lui? Et bien je le bois, tout simplement. Ça, je n’ai pas vraiment arrêté. Tout a commencé par un été de lassitude, comblé de plusieurs rosés et blancs simples redondants de plaisirs. Une simplicité de boire s’est installée, comme un parfum estival pour l’âme. J’ai mis la curiosité scientifique sur pause. Et en même temps, la plume généreuse du partage s’est tarie…ma curiosité a fait place au moment. Quand ceci se produit, il n’y a plus de science : le moment se fait davantage poésie. Et la poésie est une métaphysique intérieure – une sexualité spirituelle. Et quand on vit ce moment, la seule façon de le partager vraiment est dans le même espace-temps. Quand on le décrit, ça devient de la masturbation de l’ego…et un simple écho d’une lointaine musique…il est déjà trop tard...alors il n’y a pas vraiment plus à dire…


J’écrierai à nouveau sur le vin. Mais mon rythme est devenu plus langoureusement chaotique, comme les strates de sédimentation au travers des millénaires, bien définies, et parfois régulières, mais aussi parfois avec une régularité irrégulière. À mes yeux, la complexité de cette géologie est l’essence même de la beauté naturelle. Et je désire demeurer le plus naturel possible…

lundi 2 février 2015

L'essence de la critique enflamme

Je ne suis pas toujours assidu pour écrire sur mon blog même si j'aimerais bien l'être davantage. Avez-vous des attentes? Ce n'est pas mon cas et je n'ai pas d'agenda (au sens politique). C'est peut-être ce qui me rend objectif...? Mais l'humain peut-il vraiment être objectif, lui qui est défini par la subjectivité même? Mon objectivité a donc des limites. Les observations scientifiques, les faits, viennent se masquer pour le carnaval d'opinions... 

Il y a un débat métaphysique qui s'émoustille sur la toile et ailleurs, on se l'imagine: le critique 'professionnel' est-il plus juste, plus expert, que l'amateur, que le simple blogueur? M. Alain Lebelle,auteur des Fidèles de Bacchus, affirme que oui dans son dernier bulletin. Jonathan Cristaldi, lui, expose la question (au numéro 8) dans une liste bien charnue de faits divers sur l'univers du vin: «qui mérite vraiment le titre de critique»? La réponse est claire pour moi et je me range plutôt de l'avis de cet autre chroniqueur web, Joe Roberts: tout humain qui sait se servir de ses sens. Eh oui, c'est un peu plus compliqué que ça...effectivement, il faut des papilles qui fonctionnent, une dose de démarche scientifique et un intérêt marqué et soutenu ainsi qu'un enthousiasme pour le partage. La rémunération n'est qu'une affaire de chance et circonstances.


Voici donc mon 'statement' 'for the record'. Je ne suis pas journaliste. Je n'ai aucune formation ni accréditation. Je ne suis pas expert. Mon éducation se fait par l'expérience et la découverte. Je suis curieux. Je suis passionné. Et je bois, quand j'en ai l'occasion. J'aime analyser. J'aime synthétiser. J'aime partager. Je partage donc ici certaines chose comme je le ferais dans un journal, un carnet de note personnel, que je laisse ouvert à tous. Donc prenez et buvez en tous, ceci sont mes opinions, livrées pour vous. Amen.